Vétérinaire rural : un métier de passionné, de jour comme de nuit

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Bien des enfants rêvent un jour de devenir médecin ou vétérinaire, mais ils sont moins nombreux à envisager une carrière de vétérinaire rural. Ces femmes et hommes s'occupent au quotidien des bêtes des éleveurs de leur région, un travail à plein temps, de jour comme de nuit, qui demande un engagement et une passion sans failles mais qui compte de moins en moins d'adeptes.

Toujours à l'affût

Bernard Denis est l'un d'entre eux. Passionné depuis son plus jeune âge par les bovins et fils d'agriculteur, il se dirige tout naturellement vers cette profession. Il s'occupe aujourd'hui d'un cheptel de 15.000 bêtes, princpalement des bovidés, dans 115 fermes. Toujours prêt à intervenir en une trentaine de minutes, Bernard sillonne les routes de sa région avec tout le matériel nécessaire pour faire face aux diverses situations.

Entre paille et macadam

Nous l'avons suivi au cours d'une matinée, il nous accueille dans son bureau avec un peu de sang sur le visage, résidu de la césarienne qu'il vient tout juste de pratiquer sur une vache. À peine revenu, il doit déjà repartir pour donner leur vaccin à deux chevaux et un veau. Temps de trajet : une quinzaine de minutes sur cette intervention. Cela peut sembler dérisoire mais ce genre de petits trajets, Bernard en effectue des dizaines chaque semaine. Résultat des courses : 60.000 kilomètres au compteur chaque année et parfois plus de quatre heures sur le bitume en une seule journée.

Manque de main-d'oeuvre

Mais son métier, Bernard l'aime bien que conscient de sa difficulté. Pour garantir la sécurité des animaux de ces 115 fermes, il s'est associé à deux autres vétérinaires indépendants qui assurent une garde tous les trois week-ends. Pas question de chômer pour autant, lorsqu'un vétérinaire est de garde, les autres arrivent en deuxième ou troisième position dans la liste en cas d'urgence. La tendance ne promet pas de s'inverser pour eux, Bernard se désole de l'état du métier d'agriculteur qui pèse aussi sur sa propre profession. Bien trop peu de jeunes s'orientent aujourd'hui vers une carrière de vétérinaire rural, dont les exigences sont trop importantes, un cercle vicieux qui alourdit la besogne de Bernard et ses confrères.

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